Wroclaw

Capitale européenne de la culture en 2016, Wroclaw est l’une des plus belles villes de Pologne. Un Rynek magnifique, une gare atypique, des îles, des ponts et des passerelles, une ville en harmonie avec l’Oder qui la traverse et les Krasnale qui jalonnent vos pérégrinations à travers cette ville à découvrir. La ville tend au fu et à mesure des années à devenir la « Venise polonaise », ville des amoureux qui peuvent y accrocher un cadenas sur le pont Tumski – à tel point que la ville prend parfois le surnom de ‘WrocLove’.

Continuer à lire … « Wroclaw »

Dictionnaire insolite de la POLOGNE

Découvrez la Pologne à travers 197 entrées

La maison d’édition Cosmopole qui publie des dictionnaires insolites pour accompagner vos voyages et raconter les pays autrement.
Rayée des cartes pendant près d’un siècle, longtemps sous la coupe de plusieurs empires, puis sous le joug de l’URSS, aujourd’hui tournée vers l’ouest et les États-Unis, la Pologne est un pays singulier, mal connu une fois les clichés habituels énoncés. S’y rendre réserve quelques surprises : des villes aux accents italiens, avec leurs immenses rynek, une côte baltique très prisée en été, des musées qui n’ont rien à envier à ceux des grandes capitales culturelles… La patrie conservatrice de Jean-Paul II renoue avec son histoire mouvementée, affiche un dynamisme étonnant, et réussit à faire coexister le lektor et Winnie l’Ourson, musique classique et disco-polo. Insolite, niezwykły !

Éditeur Cosmopole
Format 12 x 17 cm, 160 pages
Prix public TTC 11 euros
Parution 19 février 2021
Rayon Voyage/Tourisme
ISBN 9782846301688

La fenêtre

Par OLGA TOKARCZUK

Copyright © Olga Tokarczuk 2020

Par ma fenêtre, je vois un mûrier blanc. C’est un arbre qui me fascine. Il est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’habiter là. Le mûrier est une plante généreuse. Tout au long du printemps et de l’été, il nourrit des dizaines de familles d’oiseaux avec son fruit suave et comestible. Là, il n’a pas de feuilles, j’aperçois donc un bout de la rue silencieuse où passe rarement quelqu’un qui se rend au parc. A Wroclaw, le temps est quasiment estival, le soleil brille, éblouissant, le ciel est bleu, l’air est pur. Aujourd’hui, en allant promener mon chien, j’ai vu deux pies chasser de leur nid une chouette. Nous nous sommes regardées droit dans les yeux, la chouette et moi, à 1 mètre à peine de distance. J’ai l’impression que les animaux sont également dans l’attente de ce qui va arriver. Pour moi, depuis longtemps déjà, le monde était dans le trop. Excès de choses, excès de vitesse, excès de bruit. Aussi, le «traumatisme de l’isolement» ne m’affecte pas, je ne souffre pas de ne plus rencontrer de gens. Je ne regrette pas qu’aient été fermés les cinémas, il m’est indifférent que les galeries marchandes soient inaccessibles. En revanche, je m’inquiète quand je songe à tous ceux qui ont perdu leur travail. Quand j’ai appris la mise en place d’une quarantaine préventive, j’ai ressenti une sorte de soulagement, et je sais que nombre de personnes éprouvent la même chose, même si elles en ont honte. Mon introversion, longtemps étouffée et maltraitée par le diktat des extravertis hyperactifs, s’est secouée pour sortir du placard.

Continuer à lire … « La fenêtre »

À partir d’aujourd’hui nous sommes tous des guerrières.

Par Olga Tokarczuk – 23 octobre 2020

« Le fondamentalisme religieux n’a toujours entrainé que la souffrance, la torture et la mort. Nous le savons déjà par l’histoire. Vous souvenez-vous de l’épreuve de l’eau ? Une femme soupçonnée de sorcellerie était ligotée et jetée à l’eau. Si elle arrivait à s’être sauvée, le tribunal la déclarait coupable. Et quand elle se noyait, elle était innocente et retrouvait le respect.Il en est de même aujourd’hui – les femmes qui seront condamnées à donner naissance à un enfant déformé et/ou incapable à survivre doivent être irréprochables et dignes de respect.
Les dirigeants ont imposé à l’État polonais le droit inquisitoire.
C’est un nouvel épisode de la guerre menée par le patriarcat depuis des siècles contre les femmes, cette fois sous prétexte de protéger la vie. La haine obsessionnelle pour les femmes, pour leur corps, le besoin compulsif de contrôler la sexualité et la fertilité, vient d’une faiblesse perçue. Le patriarcat est un colosse sur des jambes d’argile.
Regardons les choses en face – ce système utilisera cyniquement chaque moment de crise, de guerre, d’épidémie pour ramener les femmes à la cuisine, à l’église et au berceau. Les droits des femmes ne sont pas acquis et reconnus une fois pour toutes. Nous devons les protéger comme tout autre acquis qui étend le champ des libertés civiles et de la dignité humaine. À partir d’aujourd’hui nous sommes tous des guerrières. »

Sortie de la semaine …

Comme dit le proverbe : « On n’est jamais si bien servi que par soimême. » C’est pourquoi, je vous annonce la sortie cette semaine de mon ouvrage (issu de ma thèse de doctorat) aux éditions L’Harmattan :

« La scolarité des enfants d’immigrés polonais

Société métallurgique de Normandie & Société des mines de Soumont

1919-1939″

Vous pouvez dès à présent, l’acheter directement sur le site de l’éditeur et feuilleter les premières pages en cliquant sur ce lien.

couv1

couv2

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer