« L’enseignement polonais en France. De l’influence fondamentale de l’époque des partages (1795-1918) »

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Dans le cadre de la journée des jeunes chercheurs  « En Pologne, c’est-à-dire nulle part » (A. Jarry, Ubu roi) : La Pologne et les Polonais dans la culture européenne à l’époque des partages (1795-1918) organisée le 15 janvier 2019 à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. 

Les XVIIIè et XIXè siècles vont marquer un tournant de l’histoire de la Pologne et des Polonais. C’est au cours de ces siècles que les Polonais vont apprendre à être et rester Polonais sans nation. C’est dans la mort physique à plusieurs reprises de l’État polonais comme dans l’exil et l’immigration, que les Polonais vont prendre l’habitude de mener avec eux tout l’orgueil de leur pays perdu ou disparu. Nous pouvons dire que c’est en grande partie à cette époque que l’identité polonaise se construit, s’affirme, se renforce, du moins, où les grandes composantes de la polonité s’érigent et deviennent piliers d’une identité collective nationale. L’historien Jerzy Jarzebski indique que « La polonité au XIXè n’était donc pas quelque chose que les Polonais auraient acquis de manière naturelle ; cette manière était perçue en tant que devoir ou tâche à accomplir » (Jarzebski, 1993, p.25). Tâche qui consistait à maintenir et conserver cet esprit national sans nation face aux tentatives de germanisation à l’ouest et de russification à l’est.

Comme le note Jerzy Bartminski :
« La période qui a vu l’état polonais rayé de la carte, l’existence de la nation rendue précaire et les Polonais subissant des persécutions – germanisation et russification – de la part des puissances partageantes, période pendant laquelle l’identité ne s’affirmait que par le biais de la culture et de la langue » (Bartminski, 2002, p.520)
La polonité est une notion éthérée qui exige une loyauté sans réserve parce qu’elle existe sans l’incarnation d’un État (comme en immigration du reste). Tout cela est d’ailleurs résumé et explicité dans les paroles de l’hymne national Mazurek Dabrowskiego écrites par Jozef Wybicki : « La Pologne n’est pas morte parce que nous vivons encore». Et comme le notait Alfred Jarry en exergue de sa pièce de théâtre Ubu roi et comme cette phrase est reprise en titre de ce colloque : « L’histoire se passe en Pologne, c’est à dire nulle part ». Mais comme il est aussi coutume de dire ici en France « partout et nulle part » et « nulle part c’est partout » y compris ici à Paris où au XIXè siècle, nous allons voir la première école polonaise de France : l’école polonaise des Batignolles instaurée dans le but de faire vivre la Pologne, ce pays alors perdu.
Dans une première partie de cette intervention, nous nous intéresserons donc à la Wielka emigracja et à l’école polonaise des Batignolles et dans une seconde, au programme scolaire, à ce qui était enseigné dans ces écoles. Enfin, nous évoquerons la continuité des entreprises scolaires polonaises en France et l’influence de la période des partages dans les enseignements polonais en France.

1. Wielka emigracja et école polonaise des Batignolles

A/ Polonité et exil

Il faut comprendre le lien intime qui existe entre la notion de polonité et l’exil, qui va naître au moment de ce partage du pays entre Prusse, Autriche et Russie et de sa disparition en 1795 (jusqu’en 1918). C’était le temps des insurrections héroïques, le soulèvement national de Tadeusz Kościuszko en 1794, l’Insurrection de novembre 1830, des participations aux mouvements révolutionnaires dans toute l’Europe, des exécutions et des représailles par les puissances d’occupation. Nous pouvons dire que c’est effectivement avec la perte de l’indépendance que cette polonité se forgeait et qu’émergeait puissamment ce sentiment de polonité, cette volonté d’être polonais
De novembre 1830 à octobre 1831, les Polonais se sont soulevés face à l’oppresseur Russe. C’était l’Insurrection de novembre ou la Guerre polono-russe de 1830-1831. Suite à l’échec de cette dernière, nombre de Polonais étaient contraints à l’exil. Près de 5 000 d’entre eux ont vécu cet exil en France . C’est le premier courant significatif d’émigration de Polonais vers la France (avant la stara emigracja des années 1919-1939- dont nous fêterons le centenaire en septembre prochain). Si l’on parle de « Grande émigration » (Wielka emigracja) ce n’est pas en référence au nombre d’exilés mais plutôt à la qualité des émigrants essentiellement nobles, aristocrates, artistes et intellectuels. C’est donc en France que les Polonais ont continué de faire vivre ce sentiment national dans leurs exils et leurs réalisations. Nous pouvons citer ici Adam Mickiewicz arrivé en 1832 à Paris où il a écrit des œuvres patriotiques comme Pan Tadeusz (1834). Frédéric Chopin, qui était arrivé en septembre 1831 en France où il a composé nombre de Mazurkas ou Polonaises. Nous pouvons aussi évoquer l’historien Joachim Lelewel qui a fondé le Komitet Narodowy Polski (Comité national polonais) dont il assurait la présidence et Zemsta Ludu (La Vengeance du peuple) créé à Paris en décembre 1832 qui avait pour but d’œuvrer à la mise en place d’un nouveau mouvement insurrectionnel. Nous pouvons penser encore au prince Adam Czartoryski qui avait fuit aussi la Pologne et avait acheté l’hôtel Lambert à Paris en 1843 qui se transforma en véritable ambassade d’une Pologne rayée de la carte.

Le fait d’exister sans État a représenté un manque d’appui solide qui a provoqué la formation d’un substitut d’appui : cette culture du sentiment national, cette polonité. Dans cette entreprise, l’école était un pilier du maintien et de l’exaltation de la polonité.

B/L’école des Batignolles

Le fait de vouloir maintenir le sentiment national chez les Polonais exilés en France en s’appuyant sur des structures scolaires trouve son origine au milieu du XIXè siècle (cette même volonté de résister à une acculturation se retrouvera aussi dans les écoles polonaises des années 1919-1939 auxquelles j’ai consacré ma thèse de doctorat).
Comme vu précédemment, c’est au cours des XVIIIè et XIXè siècles, à travers les séparations et démantèlements du pays, que les Polonais ont pris pour habitude d’être des symboles et de représenter, en leur propre et seule personne, la Pologne morte ou vivante et dans cette entreprise, l’école s’avérait être était un pilier du maintien de la polonité.
Dès 1832, le prince Adam Czartoryski fondait la Société de Secours aux Étudiants (SSE) dans le but de donner aux jeunes Polonais une éducation dirigée dans un esprit national. Puis, sous l’égide de la SSE, deux « écoles » polonaises voyaient le jour de façons éphémères à Nancy (1833-1840) et à Orléans (1834-1838).
Le 16 mai 1841, c’est la Société d’Éducation Nationale des Enfants des Émigrés Polonais (Towarzystwo wychowwania narodowego wychodzcow polskich) qui était fondée et promue par Henryk Nakwaski et Wincenty Krainski dans le but de créer une école nationale de l’émigration polonaise pour apprendre l’amour de la patrie polonaise. Comme l’indiquait l’avis publié dans le bulletin polonais littéraire, scientifique et artistique / Association des anciens élèves de l’école polonaise du 15 février 1910 et rapporté dans le travail d’Edmond Gogolewski: (diapo)
« La jeunesse polonaise peut tout apprendre dans les écoles étrangères mais elle n’y apprendra pas l’amour de la patrie polonaise, elle est incapable de faire, avec l’âge des Polonais ne vivant de cœur et d’âme que de la vie de la Pologne, l’aimant d’autant plus qu’elle est plus malheureuse. 
Ce qu’il faut, c’est une éducation nationale : « ce qu’il faut c’est que tout sentiment se rapporte à la Pologne, que toute pensée la concerne, que chaque parole respire l’amour ; ce qu’il faut, c’est que l’enfant vive au milieu des siens, qu’il parle la langue nationale, qu’il étudie l’histoire de son pays, qu’il s’instruise uniquement en vue de l’avenir de la patrie, conformément à ses besoins» (Bulletin polonais littéraire, scientifique et artistique / Association des anciens élèves de l’école polonaise, n°259, 15 février 1910, p.35-36).

L’entreprise aboutit le 1er octobre 1842 à Châtillon-sous-Bagneux. L’École Nationale Polonaise (Szkoła Narodowa Polska w Paryżu) était fondée sous l’impulsion du général Jozef Dwernicki (contraint à l’exil après avoir participé à l’Insurrection de novembre). L’apprentissage de la langue polonaise (écriture, grammaire, conjugaison), de l’Histoire, de la géographie et de la religion étaient au programme (nous reviendrons sur ces enseignements dans la seconde partie de cet exposé). En octobre 1844, l’École Nationale Polonaise était déplacée à Paris, dans le faubourg des Batignolles. L’école polonaise fixait son organisation le 1er janvier 1845.
Le but premier de cette école restait le maintien d’une forte polonité, je cite Edmond Gogolewski :
« Considérant qu’une éducation nationale façonnait le caractère, les sentiments, la manière de penser des individus et des peuples, les Polonais exilés étaient fermement convaincus que l’avenir de la Pologne était intimement lié à l’enseignement polonais en France. Ils apportèrent par conséquent, tout leur soutien à l’École Polonaise de Paris qui était la seule institution pouvant abriter l’éducation nationale polonaise à l’étranger. » (Gogolewski, 1994, p.18).
Edmond Gogolewski précise :
« Les responsables de l’école ne cessaient de répéter aux élèves qu’ils étaient entrés dans l’établissement pour devenir de véritables polonais et servir utilement leur patrie plus tard. Ils leur rappelaient que, étant nés en France, ils étaient exposés à la dénationalisation et risquaient d’être perdus pour la Pologne. La maîtrise de la langue polonaise était indispensable pour les maintenir dans la polonité. » (Gogolewski, 1994, p.21).
À partir de la chute de l’Insurrection de janvier 1863, les dons versés pour le maintien de l’école diminuaient. C’était un décret de Napoléon III du 8 avril 1865 qui a déclaré la qualité d’établissement public, tout en lui laissant un statut d’école privée.

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La cour de l’ancienne école des Batignolles par Julian Mackiewicz

2. Les enseignements

Dans le Bulletin polonais littéraire, scientifique et artistique / Association des anciens élèves de l’école polonaise, n°260 du 15 mars 1910, il est indiqué que : « Ils [nos jeunes gens] apprennent à lire et à écrire en polonais, la grammaire polonaise, l’histoire et la géographie de la Pologne. Un prêtre polonais leur enseignait la religion dans la langue nationale… ».
Janine Ponty notait qu’il ne faut jamais ignorer le facteur patriotique dans l’explication des attitudes polonaises (Ponty, 2005, p.24). Dans le cas des écoles polonaises en France, il est intéressant de constater que des traits constitutifs inhérents à l’identité polonaise (comme la langue et l’Histoire mais aussi la religion) étaient des disciplines enseignées. Bien entendu, cela n’était absolument pas fruit du hasard si des composantes de l’identité polonaise étaient au centre des apprentissages. Langue, Histoire et religion, disciplines scolaires mais aussi grands marqueurs de la polonité pendant la disparition du pays.

A/La langue polonaise

Comme le notait Edmond Gogolewski « La maitrise de la langue polonaise était indispensable pour les maintenir dans la polonité. » et c’est en toute logique que c’est dans ce XIXè siècle tourmenté que l’on voyait émerger ce patriotisme linguistique. Selon le linguiste Jerzy Bartminski  :
« La langue devient symbole national des Polonais seulement après la perte de leur souveraineté (en 1795), après la répartition des quelques millions de personnes que comptait la nation entre trois États : Prusse, Russie et Autriche et dans l’ambiance de l’émergence dynamique de l’idéologie nationale (nationalisme) en Europe. La réaction contre les actions de germanisation et de russification tout au long du XIXème siècle est l’une des raisons de l’émergence du patriotisme linguistique polonais. » (Bartminski, 2002, p.525)
C’est aussi au XIXè siècle que Karol Libelt, philosophe de Poznań défendait ardemment l’idée du patriotisme linguistique et écrivait dans De l’amour de la patrie (1844) que « la nation demeure vivante tant que sa langue demeure vivante ». Toute l’importance ici d’apprendre et d’enseigner le polonais en France.
Jerzy Bartminski indique aussi que « Les historiens confirment le rôle capital de la langue dans le maintien de l’esprit national polonais. Stanislaw Smolka la qualifiait « d’encre de l’existence nationale »
Et dans son livre Langue et discours étaient patrie (Ojczyzną był język i mowa), Janusz Zarnowski écrit à propos de la langue :
« La langue et le discours […] qui d’après Slowacki, étaient la Patrie morale lorsque la patrie politique manquait, se sont avérés être non seulement un facteur qui cimentait les secteurs séparés par les partages mais aussi un lien entre les différentes classes et couches de la nation. » (Zarnowski, 1978)
Nous voyons alors, l’extrême importance à cette époque de garder bien vivante la langue polonaise.

B/L’Histoire

L’apprentissage de cette discipline dans les classes polonaises visait lui aussi à enseigner l’amour de la patrie et à continuer à faire exister la patrie d’origine des petits polonais.

C/La religion (puisque nous ne sommes pas encore dans une France laïcisée)
Je citais précédemment Janine Ponty qui écrivait qu’il ne faut jamais ignorer le facteur patriotique dans l’explication des attitudes polonaises (Ponty, 2005, p.24) Nous pourrions reprendre cette formule et ajouter qu’il ne faut jamais ignorer le facteur religieux dans l’explication des attitudes polonaises au sein d’une communauté en France. Aussi, Janine Ponty notait :
« Il existe indéniablement chez les Polonais une symbiose entre le sentiment national et le sentiment religieux : au XIXè siècle, en l’absence d’un État indépendant, ce sont les prêtres qui ont entretenu la flamme patriotique, luttant contre les effets de la russification ou de la germanisation, enseignant le catéchisme en polonais, faisant circuler, sous le manteau les livres interdits.» (Ponty, 2011)

III Continuité des entreprises scolaires polonaises en France

Continuité car ces écoles polonaises en France qui avaient pour but le maintien du sentiment national trouvent leur origine au XIXè siècle mais vont perdurer au début du XXè siècle, jusqu’au début de la Première guerre mondiale en 1914 puis la renaissance du pays en 1918, mais également lors de la Stara emigracja entre 1919 et 1939.

A/ Les classes polonaises avant la Première guerre mondiale

Même peu nombreux, les Polonais, comme leurs prédécesseurs de la Grande émigration, souhaitaient instituer des structures scolaires dans la langue de leur pays d’origine afin de maintenir leur identité toujours avec l’appui de la famille Czartoryski. Par exemple, Edmond Gogolewski explique qu’à Lallaing, en 1910, une institutrice polonaise donnait quelques heures de cours de polonais au sein de l’école communale des garçons et à l’école privée des filles. Cette femme était payée par la direction de la Compagnie des mines d’une part, et d’autre part, par le Prince Witold Czartoryski. La compagnie avait même construit un logement pour cette institutrice et une salle de classe deux ans plus tard. Edmond Gogolewski note que :
« Entre 1910 et 1912, cette institutrice se rendait aussi à Guesnain avant qu’une seconde enseignante arrive dans cette dernière localité, cette même année avec l’accord de la compagnie d’Aniche et le financement de la famille Czartoryski. En 1913, une troisième enseignante était embauchée dans ce secteur. » (Gogolewski, 1994, p.27).

B/ L’époque des partages au centre des programmes (1919-1939)

Entre 1919 et 1939, les programmes étaient aussi une préoccupation des autorités polonaises en France. Ces programmes supervisés par les chefs du service de l’enseignement de l’Ambassade de Pologne à Paris, à l’attention des classes polonaises en France, datés de 1933 et conservés aux Archives de Varsovie , présentent un excellent aperçu de ce qui pouvait être étudié dans ces classes. Il est intéressant de constater que quatre disciplines y étaient présentées. Nous retrouvions toujours et encore : la langue polonaise, l’histoire et la géographie et la religion.
La période des partages était au centre du programme d’histoire des enfants de 10 à 12 ans et cela était présenté ainsi :
« Révisions des choses vues au précédent niveau – Guerre face à l’envahisseur turc – paix de Buczacz – Chocim – Jean III Sobieski – défense Trebowla (Terebovlia) – Attaque de Trembowla – Siège de Vienne – Sasi – Stanislas Leszczynski – Déclin de l’hégémonie polonaise – effondrement de l’éducation et de la culture polonaise – Stanislas Auguste Poniatowski – Confédération de Bar – Première partition de la Pologne – Tadeusz Reytan – Sejm de quatre ans ou Grande sejm- Constitution du 3 mai – Guerre russo-polonaise -Tadeusz Kosciusko – Livre de Jozef Poniatowski – La confédération de Targowica – deuxième partition de la Pologne – Insurrection de Kosciusko – Troisième partition de la Pologne – relations et oppression nationale sous l’occupation, Legion Henryk Dabrowski – Napoléon – Duché de Varsovie (créé par l’empereur Napoléon Ier en 1807) – Défaite de Napoléon – Royaume du Congrès – Persécutions des polonais – Insurrection de novembre (du 29 novembre 1830 à octobre 1831)- Jozef Chlopicki (baron qui combattait pour la liberté de la Pologne lors de l’insurrection de 1830-1831) – Bataille de Grochow (Victoire de l’armée polonaise le 25 février 1831 pendant l’insurrection polonaise de 1830-1831 face à l’armée russe). – Victoire de l’armée polonaise – Skrzynecki – Défaite d’Ostolecka (Ostroleka du 26 mai 1831, défaite polonaise du général Skrzynecki dans le cadre de l’Insurrection de novembre 1830, entre les troupes impériales russes et polonaises) – occupation de Varsovie – – Assassinat de Sowinski (par les troupes russes le 6 septembre 1831dans le cadre de l’insurrection de 1830)- Fin de l’insurrection – émigration politique – Mouvement de libération dans la partie autrichienne et allemande – Le Massacre de Galicie en février et mars 1846- Soulèvement de Cracovie (18 février 1846) – Mickiewicz – Insurrection de janvier (1863-1864) – Romuald Traugutt – dirigeants du mouvement armé – fin de l’insurrection et persécution des russes – persécutions des allemands – septembre – mouvement de libération de l’année 1905 dans la partie russe– Piłsudski et son travail pour sensibiliser les masses – Emprisonnement de Piłsudski par les Moscovites et évasion – Piłsudski forme la future armée polonaise – Première guerre mondiale – Legion Piłsudski et ses combats héroïques – acte du 5 novembre 1916 – – Piłsudski à Magdeburg – Formation d’une armée polonaise en France – Défaite des puissances centrales – Indépendance – Traité de Versailles (28 juin 1919) – Arrivée de Piłsudski à Varsovie et au gouvernement en tant que chef d’État – Premier parlement législatif- – Guerre contre les Russes (février 1919 – mars 1921)- Reprise de Vilnius – Occupation de Kiev – Défaite de nos troupes sur le front de la Vistule – Bataille de Varsovie – Pogrom des russes – Constitution du 17 mars 1921 – Plébiscite en Mazurie – – temps actuels »

Conclusion

L’époque des partages du pays marque aussi le début des enseignements polonais en France. Point d’orgue de cette entreprise : la création de l’école polonaise des Batignolles au milieu du XIXè siècle. L’École polonaise en France s’inscrivait alors comme moyen, pilier du maintien de l’identité polonaise. La possibilité de maintenir vivante l’identité d’un pays alors ‘rayé des cartes’ lors de cette époque des partages et de l’exil de Polonais en France et plus particulièrement ici, à Paris, où il flotte encore, par endroit, un peu de l’âme des Polonais de la Wielka emigracja.

Bibliographie

  • GOGOLEWSKI E. (1994). La langue polonaise dans l’enseignement élémentaire et secondaire en France (1833-1990) Lille : Centre d’Étude de la Culture Polonaise de l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3.
  • PONTY J. (2005) Polonais méconnus, Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres. Paris : Publications de la Sorbonne, 474 p.
  • PONTY J. (Dir.) Polonia, Des Polonais en France de 1830 à nos jours, Paris, Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Montag, 2011, 199 p.
  • TOMASZEWSKI M. (1993). Pologne singulière et plurielle : la prose polonaise contemporaine. Lille : Presses universitaires du septentrion.
  • WALICKI A. (2002). Le messianisme romantique in C. Delsol, M. Maslowski et J. Nowicki (dir.) Mythes et symboles politiques en Europe centrale. Paris : Presses universitaires de France.
  • Bulletins polonais littéraire, scientifique et artistique / Association des anciens élèves de l’école polonaise consultables sur Gallica.fr

Auteur : JL Sochacki

SOCHACKI JL - Docteur en sciences de l'éducation, enseignant en lettres-Histoire-géographie & EMC et conférencier. Après un mémoire de Master II en Sciences de l'éducation consacré à L'enseignement du fait migratoire au cycle III, ce travail a été prolongé en Doctorat où j'ai continué à explorer les liens entre éducation et immigration à travers l'étude des classes pour enfants d'immigrés dans entre 1919 et 1939 dans le Calvados.

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