Les enseignements polonais en France (1919-1939)

Colloque Doctoral International
de l’éducation et de la formation
Nantes – 27, 28 octobre 2016

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Résumé : (800 caractères)
En 1919, une convention est signée entre France et Pologne afin de faciliter l’arrivée de travailleurs Polonais en France. Dans ce texte, rien n’était indiqué concernant la scolarisation des enfants d’immigrés. Si l’école de la République accueillait les petits Polonais, des structures scolaires spécifiques étaient instaurées dans l’Entre-deux-guerres afin que ces élèves bénéficient d’un enseignement en polonais dans les écoles privées comme dans les écoles publiques. L’idée du provisoire régnait dans tous les esprits et il convenait de maintenir les enfants dans leur langue d’origine dans l’attente d’un retour au pays. La diplomatie polonaise en France prêtaient une attention particulière à ces enseignements comme le montrent les nombreux dossiers conservés aux Archives de Varsovie.
Mots clés : immigration polonaise, polonité, stara emigracja, classes polonaises, moniteurs

En 1919, une convention d’émigration/immigration était signée entre France et Pologne afin de faciliter l’arrivée de travailleurs polonais dans une France à reconstruire. Dans ce texte, rien n’était indiqué concernant la scolarisation des enfants d’immigrés. Si l’école de la République accueillait les petits polonais, des structures scolaires et aménagements étaient instaurés tout au long des années 1920 et ont fait l’objet de plusieurs circulaires afin que ces élèves puissent bénéficier d’un enseignement en langue polonaise dans les écoles privées mais aussi dans les écoles publiques. Effectivement, l’idée du provisoire régnait dans tous les esprits, c’est pourquoi, il convenait de maintenir les enfants dans leur langue d’origine dans l’espoir d’un retour au pays. Les institutions diplomatiques polonaises en France prêtaient une attention toute particulière à ces enseignements comme le montrent les nombreux dossiers et documents d’archives encore conservés à Varsovie.
Nous pouvons alors nous interroger sur l’organisation et la mise en place de ces classes polonaises. En quoi consistaient-elles ? Quel était le but de leur existence ? Pourquoi la diplomatie polonaise accordait une attention très particulière à ces structures et quels étaient les enseignements proposés ?
La première partie de cet exposé sera consacrée au cadre général de l’immigration polonaise entre 1919 et 1939. Dans la seconde partie, nous verrons l’importance de ces classes polonaises, instrument du maintien de la polonité. Enfin, nous nous intéresserons aux programmes de ces classes polonaises.

I Cadre général de l’immigration polonaise en France (1919-1939)

La convention de 1919 ou le début de la Stara emigracja
C’est dans l’urgence et l’optique de la reconstruction du pays après 1918 que France et Pologne ont mis en œuvre une convention visant à l’envoi de travailleurs Polonais vers la France, pays qui manquait alors cruellement de main-d’œuvre après les immenses pertes d’hommes aux combats de la Guerre 1914-1918 (plus d’un million trois cent mille morts et plus de quatre millions de blessés (Prost, 2008). Aussi, il ne faut pas s’y tromper, bien plus que le gouvernement français, c’était les dirigeants du Comité central des houillères de France (C.C.H.F) qui menaient les négociations. C’était aussi eux, les grands bénéficiaires de cette convention.
Le partenaire polonais semblait alors être une évidence. La Pologne connaissait toutes les difficultés d’un Etat qui renaissait une nouvelle fois de ses cendres à la suite du Traité de Versailles de 1919 . L’instabilité politique régnait (grèves, guerre russo-polonaise (février 1919- mars 1921), les difficultés économiques étaient conséquentes tant dans le secteur industriel (important retard) que dans le secteur agricole (phénomène des « propriétés naines » (moins de deux hectares) et surpeuplement des campagnes). De plus, les U.S.A, terre d’accueil de plus de deux millions de Polonais au XIXè siècle, mettaient en place une politique de quotas visant à une forte réduction du nombre d’immigrés.

Une convention improvisée
Janine Ponty relevait « l’indigence des sources » (Ponty, 2005, p.45). Effectivement, en consultant les Archives consacrées à cette convention à Varsovie, on s’aperçoit qu’il y a peu de documents et surtout que ce texte va voir le jour en l’espace de six mois. Ce peu de discussion peut s’expliquer par le fait que le rapport de force entre les deux pays était clairement déséquilibré, la situation économique en Pologne était telle, que dans ces négociations, elle était littéralement acculée.
Dans cette convention, il est important de noter que plusieurs points étaient oubliés comme les questions concernant le regroupement familial, l’obligation scolaire des enfants de moins de treize ans et un enseignement en langue d’origine.
Suite à cet accord, le nombre de Polonais en France entre les deux guerres a rapidement augmenté. En 1921, les conséquences de la Convention signée deux ans plus tôt n’étaient pas encore visibles, ils étaient 46 000 loin derrière les Italiens (451 000). En 1926, les Polonais étaient 309 000 et en 1931, malgré la crise de 1929, les Polonais représentaient la seconde nationalité étrangère (508 000) derrière les Italiens (808 000). Il en était de même en 1936 (423 000 Polonais, 721 000 Italiens).

L’immigration polonaise et l’idée du provisoire
Dans les esprits français comme polonais, ce courant migratoire était pensé comme provisoire. Quand les conflits (Première guerre mondiale et guerre russo-polonaise (février 1919- mars 1921) seront terminés et leurs conséquences atténuées, quand la situation économique du pays sera rétablie, alors ses émigrés pourront retrouver leur patrie.
Cette idée du provisoire est essentielle à la compréhension de l’immigration polonaise car elle est étroitement liée avec le maintien d’un fort sentiment de Polonité voulu, désiré et encouragé par les autorités polonaises et impliquant des résistances au processus d’intégration incarnées entre autre dans les associations (culturelles, religieuses, sportives…) et les classes pour enfants en langue polonaise.
C’est dans l’optique d’un proche retour au pays et de résistance au processus d’intégration au début des années 1920 que les Polonais mettaient en place des cours en langue polonaise pour que les enfants gardent un lien fort avec leur pays d’origine, souvent pays natal. Les autorités françaises devaient doit alors faire face à un impensé de la convention de 1919 et voyaient l’émergence d’une nouvelle problématique scolaire liée à ces arrivées massives de Polonais.

II Les classes polonaises de la Stara emigracja à partir de 1919.

La question scolaire polonaise en France ou le résultat d’un compromis.
Dès le début des années 1920 et face l’impensé de la question scolaire dans la convention de 1919, les autorités françaises devaient faire face à cette mise en place de cours de polonais. L’Etat polonais, de son côté, se penchait aussi sur cette question. Le 21 novembre 1923, la Commission de l’Instruction publique de la Diète, sollicitée par les associations d’immigrés polonais invitait le gouvernement à élaborer un projet détaillé sur l’enseignement qu’il soumettait ensuite aux autorités françaises.(Ponty, 2005, p.156)
En 1924, la question de l’ouverture de cours de langue et culture d’origine pour les enfants d’immigrés était soulevée lors de la Conférence franco polonaise qui se tenait à Paris. Les autorités françaises refusaient de légiférer et d’institutionnaliser ces enseignements mais pour ne pas décevoir ce nouvel et important partenaire polonais, le Comité central des houillères de France par l’intermédiaire d’Henri de Peyerimhoff rédigeait une lettre où il invitait les employeurs à mettre en œuvre ce type de leçon selon deux façons :
« a) soit dans les écoles publiques, en supportant les frais de l’enseignement complémentaire qui pourrait être institué.
b) soit, lorsque l’effectif des enfants polonais le justifiera, en ouvrant, au fur et à mesure des besoins, des écoles privées où sera assuré, sous la surveillance des autorités académiques françaises et dans le cadre du programme scolaire normal, le même enseignement complété, s’il y a lieu, pour les jeunes enfants qui n’auraient pas encore les notions suffisantes de la langue française, par l’enseignement d’autres matières en polonais ».
A travers le financement par le Comité central des houillères de France, de cours de langues étrangères aux enfants d’immigrés dans les écoles publiques, il s’agissait d’une entorse au principe de non-différentiation au sein de l’école Républicaine et à l’idée d’un élève « neutre ». L’origine nationale de l’élève était dès lors prise en considération.

Les premiers textes officiels
A la suite de ces mises en place de cours de langue pour enfants d’étrangers, le Ministère français de l’Instruction prenait ses responsabilités concernant cette question et publiait plusieurs circulaires. Entre autre celle du 30 juin 1924 qui indiquait la possibilité d’accueillir des « moniteurs » qui apprendraient la langue maternelle des enfants immigrés, puis celle du 21 décembre 1925 qui rappelait la possibilité d’assurer l’enseignement d’une langue étrangère dans les écoles publiques après les heures de classes régulières et dans les écoles privées, la possibilité d’intervention en langue étrangère de maîtres étrangers sous l’autorité de maîtres français pendant le temps scolaire (dans les limites de la moitié du temps). Enfin ont suivi celles du 13 décembre 1927 et du 28 mars 1929. Le 12 juillet 1939, une circulaire de synthèse concernant les moniteurs étrangers et conditions d’ouverture des cours de langues étrangères était publiée.

Les cours de polonais ou l’enjeu essentiel du maintien de la Polonité
Les nombreuses archives conservées à Varsovie sur cette question des classes polonaises en France montrent bien à quel point cela était une préoccupation pour les autorités polonaises en France aidées dans cette démarche par le Comité central des houillères de France. Si le C.C.H.F était à l’origine de la Convention de 1919, il l’était aussi en ce qui concerne le recrutement des moniteurs et monitrices polonais puisque ses membres siégeaient dans cette commission avec les représentants des autorités polonaises en France. Ces dernières pouvaient se montrer très exigeantes et installaient ces institutions, outils de résistance à une éventuelle assimilation avec la concorde des industriels trop préoccupés à satisfaire cet important fournisseur de main-d’œuvre.
D’ailleurs l’organisation de ces classes n’était pas laissée au hasard, tout était pensé, les moyens humains (le recrutement des moniteurs) comme les moyens matériels (manuels scolaires, mise en place de bibliothèques…). Bien entendu, les programmes qui visaient à maintenir l’amour de la Pologne dans les cœurs des petits Polonais en France étaient aussi pensés par les autorités polonaises.

III Programmes des classes polonaises en France

Des programmes à l’attention des classes polonaises en France, datés de 1933 et conservés aux archives de Varsovie présentent un excellent aperçu de ce qui pouvait être étudié dans ces classes. Quatre disciplines y étaient présentées : la langue polonaise, l’histoire, la géographie et la religion (ce qui peut faire penser que ces programmes étaient destinés essentiellement aux écoles privées). Les programmes différaient selon le nombre d’heures d’enseignements polonais qui étaient dispensés dans une semaine (4 heures, 9 et 15 heures). Trois niveaux figuraient sur ces programmes ; le premier était consacré aux enfants âgés de 6 à 9 ans, le second pour les élèves de 9 à 10 ans et le dernier pour les enfants âgés de 10 à 12 ans. Le premier niveau était lui-même divisé en deux années d’enseignement et était consacré à l’apprentissage de la langue polonaise et à la religion. L’apprentissage de l’histoire et de la géographie ne commençait qu’au second niveau et était réservé aux enfants âgés de 9 à 12 ans.
Du reste, il est intéressant de noter que ces programmes étaient respectés. Les fiches qui font état des visites aux enseignants polonais de Potigny et Mondeville (villes du Calvados qui comptaient alors d’importants contingents de Polonais) montrent bien que les enseignants étudiaient avec leurs élèves les thèmes inscrits dans ce programme.

Le polonais
La langue est un élément clé dans la construction de l’identité, qui plus est, dans celle des petits Polonais coupés de leur patrie d’origine. Les apprentissages de la lecture et de l’écriture étaient au centre des programmes Pour les enfants de 1ère et 2è année (enfants de 6 à 9 ans) qui avaient 6 heures de cours par semaine, le programme indiquait des activités orales et écrites. Entre autre des exercices d’orthographe (sur les syllabes : sz, cz, ch, rs ) et de vocabulaire (sur les thèmes de la maison, de l’école, de la rue et des fêtes). Les élèves du niveau moyen (3e année d’apprentissage – enfants de 9-10 ans) avaient aussi des exercices d’orthographe et débutaient la grammaire (notion de phrase – phrases simples, sujet et prédicat, parties de la phrase – le nom, l’adjectif le genre et le nombre.) et la conjugaison (passé, présent et futur). Les programmes indiquaient aussi « l’apprentissage de récitations et de poèmes » pour les enfants des différents niveaux. L’apprentissage de chansons « folkloriques, patriotiques et guerrières » était aussi au programme.
Les élèves de 10 à 12 ans avaient également des exercices d’orthographe et de grammaire mais ils devaient surtout être familiarisés avec les œuvres principales de la littérature polonaise et les grands écrivains et poètes polonais : Kochanowski, Mickiewicz, Konopnicka, Sienkiewicz, Reymont.

La géographie
Les enfants âgés de 6 à 9 ans avaient deux à trente minutes de cours de géographie (selon leur nombre d’heures de cours polonais dans la semaine). Au programme, un travail qui consistait à familiariser les enfants avec les cartes et avec le principe d’échelle. Le reste du programme était consacré à la Pologne : emplacement de la Pologne, superficie et population, pays voisins et frontaliers, les mers et montagnes de Pologne, les principales rivières et principaux fleuves ainsi que les grandes villes de Pologne.
Le programme de géographie pour les enfants de 10 à 12 ans était, dans la continuité du programme de l’année précédente, essentiellement consacré à la géographie de la Pologne : (les Carpates, les grandes vallées, la région des lacs (Mazurie). Une autre partie du programme de géographie concernait davantage l’économie du pays : les richesses naturelles (utilisation exportation de ces richesses à l’étranger) et les commerces et industries. Un thème également étudié concernait les rapports de la Pologne avec les pays d’Europe et particulièrement avec la France. Enfin, il y avait aussi un axe consacré à l’apprentissage du système social et politique de la Pologne contemporaine (Sejm, Senat et gouvernement ) ainsi que les droits et devoirs du citoyen.

L’histoire
A l’image de ce qui se passait dans les écoles publiques, l’apprentissage de l’histoire sous influence de l’historien du « roman national républicain » Ernest Lavisse, l’apprentissage de cette discipline dans les classes polonaises visait aussi à enseigner l’amour de la Pologne et continuer à faire exister la patrie d’origine dans le cœur des petits polonais. L’histoire était alors présentée par des dates (celles des batailles et des conquêtes) et par les grandes figures essentiellement masculines, (Mieszko Ier, Mickiewicz, Copernic, Stefan Batory…) Les rares figures féminines présentes dans ce programme étaient présentées, comme Dabravka et Jadwiga en tant que « femme de »
Le programme était différent dans sa conception entre les deux niveaux. Pour les élèves de 9 à 10 ans, c’était un très large panorama de l’histoire de la Pologne qui était proposé de la création légendaire et réelle du pays au siège de Jasna Gora (Czestochowa) en 1655. Une histoire établie à travers les grandes figures comme les souverains (Mieczko 1er , Boleslas le vaillant, Boleslas bouche torse, Ladislas 1er le bref, Henryk Wałezy/ Henri de Valois, Stefan Batory), l’astronome Nicolas Copernic ou le prédicateur Piotr Skarga. Une histoire retracée aussi à .travers les batailles gagnées par les forces polonaises comme celle de Głogów (du 24 août 1109, victoire polonaise face au Saint empire romain germanique de l’empereur Henri V) la bataille de Płowce ( 27 septembre 1331 – où l’armée polonaise de Ladislas 1er le bref (1261-1333) repoussa les chevaliers teutoniques) la bataille de Grunwald (ou première bataille de Tannenberg) du 15 juillet 1410 qui vit le royaume de Pologne-Lituanie battre l’ordre des Chevaliers teutoniques) la bataille de Klouchino (ou Kluszyn du 4 juillet 1610 qui marquait la victoire des forces polono-lituaniennes sur les Russes) et la défense de Częstochowa
Il est intéressant de voir que les batailles victorieuses apparaissaient clairement, en revanche, les défaites n’étaient pas directement nommées. Par exemple, dans le programme, il est laconiquement indiqué « Les attaques tatares » la défaite lors de la Bataille de Legnica (en 1241 qui marquait la victoire des Mongols sur des armées du Royaume de Pologne). n’est pas explicitement nommée.
Le programme proposé au niveau supérieur était moins étalé dans le temps et insistait davantage sur le XIXè siècle, cette période qui a profondément influencé et nourri la construction de l’identité polonaise. Pour les enfants de 10 à 12 ans, dans le programme d’histoire nous y retrouvions à nouveau les combats menés face à l’envahisseur Ottoman (1672-1676 – dont le siège de Vienne), qui ont très largement alimenté le mythe de rempart de chrétienté de la Pologne. La deuxième grande partie du programme de ce niveau était consacrée aux combats menés pour l’indépendance lors du troisième partage du pays. L’oppression des Russes et des Allemands dans cette Pologne partagée tient une place importante dans ces programmes. Les défaites étaient clairement évoquées dans cette partie du programme car elles étaient celles de l’honneur, du panache, c’est à travers ces défaites héroïques et combats permanents que l’identité polonaise s’affirmait au XIXè siècle. Dans ce programme, comme dans celui des élèves de 6 à 9 ans, les grandes figures y étaient présentées : les souverains (Stanislas Leszczynski , Stanislas Auguste Poniatowski , Jozef Poniatowski), l’officier Tadeusz Kosciusko, le général Jan Henryk Dabrowski (qui a principalement servi dans l’armée française à l’époque de la Révolution et de l’Empire, dans le cadre des Légions polonaises sous Napoléon) mais aussi l’empereur français Napoléon et l’écrivain Adam Mickiewicz.

Conclusion

La convention d’émigration/immigration de 1919 marquait donc le début de la Stara emigracja qui vit arriver en France plus de 500 000 Polonais entre 1919 et 1939. Loin de penser à s’établir dans ce nouveau pays d’accueil, ces Polonais, avec le soutien de leurs autorités en France et des industriels faisaient tout pour maintenir leurs enfants dans une atmosphère empreinte de polonité. Cela passait par les associations mais aussi et surtout, par les structures scolaires. Si les questions de scolarité des enfants étaient absentes dans la convention de 1919, très vite, les autorités françaises se trouvaient confrontées à cette problématique et à la mise en place de cours en polonais. En réponse à cet impensé, plusieurs circulaires sont parues entre 1925 et 1939 afin de réglementer la présence de moniteurs étrangers y compris dans les écoles publiques, faisant ainsi une entorse au principe républicain de non-différentiation de l’élève. Mais la tentative de réguler le phénomène n’empêchait pas le but réel de ces classes polonaises qui consistaient bel et bien à maintenir l’enfant dans l’amour de sa patrie de naissance ou d’origine comme nous l’avons vu, à travers l’enseignement de la langue, de l’histoire et de la géographie de la Pologne .